Aux alentours de 18h heure locale, un premier séisme de magnitude 7,2 a secoué le Venezuela. Peu de temps après, une autre secousse de magnitude 7,5 a semé la panique et a été ressentie jusqu’en Colombie, située à plus de 1 000 km à vol d’oiseau. Le séisme qui a frappé le Venezuela est le plus puissant jamais enregistré dans le pays depuis 1900.
Des journalistes de l’AFP qui étaient présents sur place ont vu des immeubles s’effondrer à Caracas, la capitale du pays. Pour l’heure, un bilan provisoire a établi 32 morts et plus de 700 blessés. Pour « éviter tout accident lié au gaz », le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello a indiqué avoir ordonné la coupure de l’alimentation en gaz. La présidente par intérim Delcy Rodriguez a également décrété l’état d’urgence et ordonné la fermeture de l’aéroport international de Maiquetia.
Un soutien international
Face à l’ampleur de la catastrophe, les réactions internationales n’ont pas tardé. Les États-Unis se sont placés en première ligne de la mobilisation d’aide. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé que « le département d’État va déployer immédiatement des équipes de secouristes, des moyens médicaux et une assistance humanitaire au Venezuela ». Le président Donald Trump a lui-même qualifié les séismes d’une ampleur considérable, déclarant que « les États-Unis sont prêts, disposés et capables d’apporter leur aide » et que Washington se tiendrait aux côtés du peuple vénézuélien dans ces moments difficiles.
L’Union européenne s’est également mobilisée rapidement. La commissaire européenne Hadja Lahbib, chargée des situations de crise, a déclaré que « nous sommes prêts à renforcer notre aide » et a précisé qu’elle avait activé le système européen de détection par satellite Copernicus pour soutenir les opérations de secours. La France a indiqué se tenir prête à examiner avec ses partenaires européens les moyens de répondre aux besoins urgents de la population vénézuélienne, notamment via le mécanisme européen de protection civile.
Pékin et New Delhi se sont également engagées. La Chine a déclaré être « disposée à apporter toute l’aide possible, de manière appropriée et en fonction des besoins de la partie vénézuélienne » tandis que le Premier ministre indien Narendra Modi a affirmé que « l’Inde est prête à fournir toute l’aide possible » aux sinistrés.
